MLIA - l'Economie de l'AIIA

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La transition socio-technologique que nous engageons (cf. les bourses quotidiennes) a un aspect économique majeur puisqu'il double la nature de l'"homo economicus" en lui reconnaissant un patrimoine immatériel, à collectivement sauvegarder par intérêt commun.

Pour le comprendre, souvenons-nous que l'"intellitique artificielle" a, en fait, deux sources conjuguées :

  • la première est l'"Intelligence Artificielle", telle qu'introduite par John McCarthy (AI en anglais).
  • la seconde, qui l'utilise, est "l'Augmentation Intellectuelle", de Doug Engelbart (IA en anglais).

Nous pouvons les conjuguer pour une nouvelle étape de la révolution industrielle, celle de l'immatériel, sous le terme de "AIIA".

Reformulation analytique

Thèse centrale

La transition socio-technologique actuelle — portée par l’usage de l’IA — ne se limite pas à une mutation technique ou cognitive :

  • elle introduit un doublet inédit dans l’économie humaine, en attribuant à l’homo economicus un patrimoine immatériel personnel et collectif.

Autrement dit :

  • Chaque personne possède désormais, en plus de son capital matériel, un capital cognitif immatériel (expériences, corpus, styles, logiques).
  • Ce patrimoine, jusqu’ici négligé ou inexploité, devient économiquement actif lorsqu’il est rendu accessible à l’IA.
  • Il devient donc un bien commun à protéger, car son pillage, son appauvrissement ou sa privatisation nuit à tous.

L’intellitique comme double source de cette mutation

Les syllodonnées (liens latents) peuvent être utilisées de deux mannières :

IA — Intelligence Artificielle (AI)

Inventée donc par John McCarthy (1956) qui :

  • Vise à simuler certains aspects du raisonnement humain.
  • Produit des machines capables d’imiter des fonctions cognitives (raisonner, classer, générer).

IA — Intelligence Augmentée (Intellectual Augmentation)

Formulée par Douglas Engelbart (1962)

  • Ne cherche pas à imiter l’humain,
  • mais à augmenter ses capacités à interagir avec la complexité (interfaces, structuration, co-réflexion).

Proposition de conjugaison : AIIA

Ici les deux sont conjuguées comme AIIA, et souvent avec l'Intelligence Humaine.

C’est une clé de lecture forte pour penser une nouvelle phase de la révolution industrielle :

{[ Révolution industrielle Ressource principale Forme dominante de l’humain 1re : mécanique Énergie (charbon) Homo faber (travail manuel) 2e : électrique Travail (industrie) Homo productivus 3e : numérique Donnée Homo informaticus 4e : immatérielle Patrimoine cognitif Homo intelliticus |}

>> Conséquence : un intérêt collectif pour la sauvegarde du patrimoine cognitif

La reconnaissance du patrimoine immatériel individuel et collectif établit ceci au niveau des humains :

  • Ce n’est pas qu’un problème culturel ou symbolique.
  • C’est une nouvelle forme de capital social et économique,
  • Qui appelle une politique de conservation, d’accès équitable, et de reconnaissance juridique.

Enjeux associés

  • Qui possède les corpus informationnels ?
  • Qui contrôle leur accès ?
  • Comment protéger les logiques propres d’un individu ou d’un groupe ?
  • Que devient la mémoire collective dans un monde gouverné par des IA ?

Expression canonique

La révolution AIIA conjugue les puissances de l’Intelligence Artificielle et de l’Augmentation Intellectuelle pour inaugurer une économie de l’immatériel fondée sur la reconnaissance, la préservation et l’usage collectif du patrimoine cognitif humain.
Une telle économie appelle un Droit et un environnement du PCI dans un contexte des syllodonnées, non plus seulement transgénérationnel, mais transconversationnel en contexte intellitique (mise en commun de vastes concrétions de données).