MLIA - l'Emergence de la recherche citoyenne

From MontpeLLIA
Jump to navigation Jump to search

La recherche citoyenne, aujourd’hui reconnue comme un quart-pôle scientifique, se caractérise par sa capacité à produire des connaissances en dehors des cadres institutionnels classiques et à associer la société civile à toutes les étapes de la démarche scientifique.

Depuis plusieurs années, de nombreuses institutions et rapports officiels affirment sa légitimité et soulignent l’importance de la prendre en compte dans les stratégies d’intelligence artificielle et de science ouverte.

On peut citer notamment :

  • Académies des sciences du G7 – Déclaration sur la science citoyenne à l’ère des big data (2019)
« La science citoyenne, y compris ses formes hors murs, représente un quatrième pilier du progrès scientifique, apportant de nouvelles bases de connaissances, des capacités indépendantes de validation et des perspectives contextualisées. »
https://www.nationalacademies.org/news/2019/05/g-7-science-academies-issue-statements-on-citizen-science-and-artificial-intelligence
  • Académies des sciences du G7 – Science et technologie pour un avenir meilleur (Sapporo, avril 2023)
« Les Académies reconnaissent le rôle central de la science citoyenne dans l’innovation et la confiance entre science et société, et appellent à soutenir la diversité de ses formes, incluant les initiatives autonomes portées par des collectifs hors institutions. »
https://www.scj.go.jp/en/int/G7/2023.html
  • Commission européenne – Open Science Policy Platform (2017)
« La science citoyenne doit être reconnue comme une composante légitime de la science ouverte et soutenue par des financements, des infrastructures et des mécanismes de validation adaptés. »
https://ec.europa.eu/research/openscience/pdf/ospp_final_report.pdf
  • UNESCO – Recommandation sur la science ouverte (2021)
« Les États membres devraient soutenir la science citoyenne sous toutes ses formes, en reconnaissant à la fois ses modalités participatives et ses modalités autonomes. »
  • Conseil économique, social et environnemental (CESE) – Avis sur l’appropriation citoyenne des enjeux scientifiques et techniques (France, 2019)
« Le développement de la science citoyenne permet de renouer la confiance entre la recherche et la société, et de valoriser les connaissances issues de l’expérience vécue et de l’expertise d’usage. »
https://www.lecese.fr/travaux-publies/l-appropriation-citoyenne-des-enjeux-scientifiques-et-techniques
  • Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (France) – Plan national pour la science ouverte (2018, actualisé 2021)
« La science participative est encouragée dans le cadre du plan pour la science ouverte, avec des appels à projets et un accompagnement des initiatives citoyennes. »
https://www.ouvrirlascience.fr/plan-national-pour-la-science-ouverte/
  • Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) – Rapport sur l’intelligence artificielle (2019)
« L’IA doit être accompagnée d’un effort de sensibilisation et de participation citoyenne, notamment par la valorisation des initiatives de science ouverte et de recherche hors murs. »
https://www.senat.fr/rap/r18-555/r18-555.html
  • Global Citizen Science Partnership – Strategy 2020–2030
« La science citoyenne contribue à un écosystème mondial d’innovation scientifique et sociale. Sa reconnaissance institutionnelle passe par l’établissement de standards de qualité et par le soutien des démarches hors murs. »
https://citizensciencemonth.org/wp-content/uploads/2020/02/Strategy-GCSP-2020-2030.pdf
  • Commission européenne – Livre blanc sur l’intelligence artificielle (2020)
« Le recours à l’IA dans des domaines sensibles nécessite une gouvernance transparente et la participation active des citoyens, notamment à travers des dispositifs de science participative. »
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A52020DC0065

Synthèse des points clés

Ces références convergent sur plusieurs constats fondamentaux :

  • La recherche citoyenne participative et hors murs est indispensable pour garantir la pluralité et la pertinence des savoirs.
  • Elle doit être reconnue comme un partenaire scientifique à part entière.
  • Elle constitue un levier d’appropriation démocratique des technologies, notamment l’intelligence artificielle.
  • Les politiques publiques doivent prévoir des financements dédiés, des infrastructures partagées et des dispositifs de gouvernance permettant son intégration effective.