Savoir et percevoir plus, pour, ensemble, comprendre et envisager mieux
Nous vivons actuellement un changement d'époque, plutôt qu'une époque de changement. Nous avons engagé ce changement, à la fin du XIXe siècle, par l'extension de notre mode de pensée.
- Depuis Aristote, nous pensions par induction et déduction dans le contexte informatif linéaire du syllogisme.
- Aujourd'hui, nous apprenons que gouverner ne consiste pas seulement à administrer des situations présentes (donc uniques, et selon leur loi), mais à considérer et pondérer réciproquement plusieurs futurs possibles, et à les conjuguer. Grâce à l’abduction (apprise de Charles Sanders Peirce) et à la réfutation (apprise de Karl Popper), nous savons intelliger (intellition) et tester ces pistes. Selon le diktyologisme que nous abordons (du grec "diktyo" = réseau, appel simultané au réseau des logiques impliquées).
Le véritable tournant tient à la perduction : la capacité de comparer les intellitions — c'est à dire la diversité "colligente" des intellections de chacun — avant qu’elles n’adviennent, afin de choisir avec lucidité le futur le plus souhaitable pour la collectivité.
Ceci conduit à un monde où nos "biowares" et leurs génomes et exposomes, s'étendent maintenant à nos "brainwares" et par leurs "mnémosomes", dans un contexte ("diktyologique") de raisonnements maillés / comparés .
Pour nous cela se traduit par l'introduction d'un nouveau mode relationnel humain : celui de la "co-noése", le "penser-ensemble".
C'est l'impact de tout cela, sur nous et notre contexte, que la Métropole de Montpellier souhaite analyser, comprendre et intégrer dans sa gouvernance.